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Mes écrits

Les différentes techniques de monotype

I. DEFINITION D'UN MONOTYPE

Le monotype est une impression sur un support, du papier le plus souvent. 

On l’obtient à partir d’un dessin que l’on fait sur une plaque lisse et non poreuse et sur lequel on positionne le papier. Le tout étant passé à la presse mécanique ou manuelle. 

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Tirage d'un monotype à l'acrylique d'un dessin fait par soustraction (voir les différentes techniques)

  II.   LE MATERIEL 

      1.   La plaque 

Toute plaque lisse non poreuse : 

Métal (cuivre, zinc), verre, plexiglas ou autres verres synthétiques, bois, plaque de gélatine (Gelli Prints*ou recette que vous trouverez facilement sur internet)

2.  Le médium 

  • À l’origine, un monotype se faisait et se fait toujours avec des encres taille-douce 

Qu'est-ce qu’une encre taille-douce ? 

La taille douce correspond aux techniques traditionnelles de gravure sur métal. L’impression se fait avec des encres qu’on appelle “grasses”. 

Depuis, ont été inventées des encres taille douce nettoyables à l’eau savonneuse 

Aqua wash de Charbonnel
Encres intaglio de Akua

Toutes ces encres sont utilisées pour les monotypes mais pour une seule technique (technique par soustraction : (voir plus loin ou télécharger mon e-book gratuit) 

  • Peinture à l’huile  
  • Toutes les peintures et encres à l’eau :  

Acrylique, aquarelle, gouache, encres acryliques, encre de Chine...  

REMARQUE

Il ne faut pas confondre d’un côté, les médiums à l’eau constitués de pigment et d’un liant soluble dans l’eau comme pour l’aquarelle et la gouache, ou d'une émulsion aqueuse et de résines synthétiques pour l’acrylique, et de l’autre côté, les encres d'impression qui peuvent être nettoyées à l’eau savonneuse mais qui ne sont pas solubles dans l’eau. 

Aqua Wash*, fabriquée à partir d’une émulsion d’huiles hydrosolubles. 

Et Akua*, dont la formulation à base de soja permet ce nettoyage facile. 

  • Pastels, fusains...   

      3.  Les outils              

Tout ce qui peut vous aider à déposer le médium choisi ou à l’enlever 

  • Les pinceaux :

Tous les pinceaux possibles, du pinceau fin au spalter, des pinceaux de peintre en bâtiments plus durs et pouvant laisser des traces intéressantes. 

  • Des chiffons, de l’essuie-tout 
  • Des coton tiges 
  • Divers : 

Brosses à dents, pinceaux japonais, color shapers,  éponges, bouts de bois ou votre doigt tout simplement... 

Color shapers ou pinceaux silicone

Les rouleaux  

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2 rouleaux en dur et un en mousse

4.  Le support 

  • Sur une toile 

La toile doit être détachée du châssis, sinon vous avez une marque qui correspond au bord intérieur du châssis en bois. 

Les effets sont très intéressants. Ce n’est pas une technique que j’ai rencontrée souvent mais qui je pense, gagnerait à être plus pratiquée. 

  • Sur du papier 

La technique la plus courante, et celle que je pratique. 

      5.   Le papier 

Il y en a des multitudes !    

  • Le papier pour gravure 

Arches, BFK rives, Moulin du gué, pour la France, Hannemülhe, Whatman pour l’Allemagne et le Royaume Uni, par exemple... Ils sont de différents grammages.  Il faut les mouiller pour que le papier “boive” l’encre grasse. Pour les couleurs à l’eau, le mouillage n’est pas nécessaire. 

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Papier Johannot. (Marque rachetée par Arches)
  • Le papier aquarelle 

Arches, Montval, Moulin du Coq, etc...  

Pour les médiums à l’eau il n’est pas besoin de mouiller le papier. Toutefois l’artiste peut choisir de le faire. Là encore les effets sont différents. 

Sur papier sec, le grammage n’a pas besoin d’être très élevé, 120 g suffisent largement. Des papiers, Clairefontaine, Canson font tout à fait l’affaire. 

  • Le papier Japon, mon préféré.
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Papier Awagami Kozo Naturel Select 46g/m²

On le connaît aussi sous le nom de papier Washi et il est d’une couleur allant du blanc très pur à des ivoires plus ou moins foncés. 

Il existe différents grammages. J’utilise le plus souvent le Kozo Natural Select 46g/m². 

Contrairement à ce que l’on croit, le papier washi ou Japon est très solide. Il est très résistant à la manipulation.

       6.  La presse 

 La presse mécanique. L’objet mythique par excellence, un brin mystérieux et qui sent bon l’atelier des artistes aux mains noires !  

Le pressage à la main. Un outil permet le pressage : sa propre main, une cuillère, un rouleau d’encrage, un baren... 

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Baren moderne
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Baren traditionnel Japonais

 III.  LES 4 TECHNIQUES PRINCIPALES DE MONOTYPE 

      A.  TECHNIQUE PAR SOUSTRACTION

Le principe 

Il s’agit d’ENLEVER la peinture ou l’encre que l’on a déposé sur la plaque, à l’aide d’un choix d’outils décrits plus haut 

REMARQUE

Cette technique ne peut se faire qu’avec un médium pouvant se mettre en épaisseur, c’est à dire, soit les encres tailles-douces (les traditionnelles et celles nettoyables à l’eau, type Akua ou la gamme AquaWash de Charbonnel), la peinture à l’huile et l’acrylique. 

En premier, on recouvre la plaque avec le médium choisi. 

Ma pratique : je mets de l’acrylique soit au rouleau, mais souvent avec un vieux pinceau de peintre en bâtiments, aux poils rêches qui donne un effet de texture. 

Je dessine sur la plaque en ENLEVANT la peinture au moyen d’un outil au choix  

Mes préférences : un vieux pinceau dense et dur, un bâton, un coton-tige quand je veux avoir des traits blancs bien marqués, de l’essuie-tout.     

      B.   TECHNIQUE PAR ADDITION

Le principe 

Il s’agit de peindre le motif directement sur la plaque avec un pinceau. Les blancs ne sont plus obtenus par essuyage comme en A, mais sont simplement là où on n’a pas déposé de peinture. 

Cette technique convient à tous les médiums. 

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Ma pratique : Je reste fidèle à l’acrylique qui me convient très bien.

J’utilise différents pinceaux plus ou moins large du 0 au spalter de 5 cm, mais surtout, j’utilise des vieux pinceaux, car la trace de ces pinceaux, raidis, abimés donne des motifs intéressants.

  C.   TECHNIQUE AU TRAIT 

Le principe 

Il s’agit de déposer une feuille de papier sur une plaque uniformément recouverte de médium comme dans la technique soustractive et de dessiner à l’envers avec un outil à pointe plus ou moins émoussée.

La pression qu'exerce l’outil suffit à l’impression de la peinture sur le papier. 

Le trait obtenu donne une impression de fusain. L’aspect “sali” obtenu est intéressant et est recherché par certains artistes. 

C’est une technique plutôt réservée aux peintures en épaisseur ; encres taille-douce, huile, acrylique... 

      D.   MONOPRINTING  (ou MONO-IMPRESSION) 

Le principe 

Etymologiquement, mono et printing/impression veulent dire impression unique. 

Monotype et monoprint sont des impressions uniques et j’ai vraiment l’impression que les 2 termes ont été longtemps utilisés sans faire de distinction. 

De plus en plus se dégage une différence que je vous explique ici : 

Le monotypse fait sur une plaque vierge et il est impossible de faire une série. Le 2ème tirage est beaucoup plus pâle et est encore appelé “tirage fantôme” 

Ce 2ème tirage peut être repris avec des rajouts de couleur(acrylique, pastels etc...) mais vous aurez une autre oeuvre

Le monoprint quant à lui, se fait sur une plaque où un élément gravé ou ajouté peut être reproduit à chaque tirage.  

Chaque impression est encrée différement, mais il existe un élément commun à chaque fois. Ce sont des variations sur un thème commun. 

Chaque impression est différente, c’est bien une impression unique, mais avec un élément récurrent ; une empreinte(de végétal par exemple) ou une gravure. 

Mais cela reste plutôt employé dans le monde anglo saxon. 

En France on parle encore le plus souvent de monotype dans les 2 cas. 

Alors? Prêt(e) à essayer ?

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